Trigance

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Historique

 

 


 

Esquisse du Château datant du XVIIème siècleL'Histoire du village

 

 


D'aussi loin que l'on remonte dans le temps, c'est au début du IXème siècle que le nom "Trigance" est cité pour la première fois.
Un polyptique, rédigé en 813-814 sur l'ordre de l'Evêque Wadalde, énumère les biens temporels de l'Abbaye Saint-Victor, qui appartient elle-même au diocèse de Marseille: parmi les 13 "Villae" mentionnées, figurent celle de "Tregentia" et celle de "Rovaganis" (aujourd'hui Rougon, village situé à quelques kilomètres de Trigance).
La "Villae Tregentia' compte 8 exploitations agricoles, 4 seulement étaient cultivées par des paysans, d'une condition proche de celle du serf; les terres incultes fournissaient des pâturages pour les troupeaux.

L'abbaye de Saint-Victor acquiert, en 1056, sous forme de dons, la Chapelle de Saint-Maymes, celle de Notre-Dame de Saint-Julien (commune actuelle de Trigance), ainsi que le prieuré de Bagarry (aujourd'hui commune du Bourguet).
A cette époque, et jusqu'au XVIIème siècle, les habitants des villae sont placés sous l'autorité d'une pléïade de seigneurs et se rassemblent sur des sites stratégiques. Ce regroupement autour du château seigneural est à l'origine de la plupart des villages fortifiés.
Au XIIème siècle, les Templiers possèdent la Commanderie de Saint-Maymes (Saint-Maïmes) qui leur sera confisquée en 1308 au moment de leur arrestation.
Une époque obscure et lacunaire nous fait faire un saut dans le temps, jusqu'en 1247, date à laquelle le fief appartient à Alasacie. Cette dernière, veuve du seigneur de Trigance (dont le nom demeure inconnu), possède également les seigneuries de Rougon, La Palud, La Martre, Brenon...
Le 16 janvier de l'année suivante, elle fait une donation de tous ses biens, sous réserve d'usufruit, à l'ordre de l'Hôpital.
Deux ans plus tard, en 1250, Romée de Villeuneuve, principal conseiller du comte de Provence Raymond Béranger V, inscrit dans son testament "Seigneur de Trigance".

Au début du XIVème siècle, Trigance est partagé entre coseigneurs dont notamment Fouquet III de Pontevès, conseiller du comte de Provence. Plus tard, à une date indéterminée, Jean 1er de Raimondis, dit le Gros, devient seigneur majeur de Trigance jusqu'au milieu du XVème siècle.
Claude de Demandolx participe aux guerres d'Italie, lors de la première invasion de la Provence, en 1524. Jean de Domandolx, son fils aîné, époux de Brigitte Claudine de Lascaris, succède à son père à la tête du fief de Trigance. Melchior de Demandolx, le fils aîné de Jean, devient le seigneur de Trigance après la mort de son père, à une date indéterminée. Son fils François, lui succèdera en 1623.
Claude et Barthélémy de Demandolx régneront tour à tour jusqu'en 1704, date à laquelle, par son mariage avec Anne-Marie de Demandolx, fille de Barthélémy de Demandolx et de Marguerite Delphine de Vento, Cosme Maximilien de Valbelle deviendra seigneur de Trigance.
Marguerite Delphine de Valbelle hérite du fief à la mort de son père, en 1743. Marguerite Delphine Alphonsine de Valbelle, sa fille, hérite à son tour de la seigneurie de Trigance, avec son époux Antoine Henri de Majastres, en 1783. Ils conserveront la seigneurie avec leurs autres fiefs jusqu'en 1789, à l'heure de la Révolution Française.
Le président des Etats de Provence convoque l'assemblée du Tiers-Etat en session extraordinaire au mois de mai 1788, à Lambesc, afin de délibérer des "Affaires d'Etat". Le conseil de Trigance propose alors d'élire le député de la viguerie de Draguignan pour le représenter à cette assemblée.
Dans tout le royaume, on réclame la convocation des Etats Généraux. Face à l'égoïsme et à l'incompréhension des privilégiés, les revendications locales se changent en aspirations nationales.
Lorsque le 2 Août 1789, les privilèges sont abolis, le conseil de Trigance, évoquant ce "beau jour qui établit la liberté" décide de faire chanter un Te Deum dans l'église paroissiale pour manifester la joie publique.

 


 

Les armes de TriganceLes Armes de Trigance

 

Les armes de Trigance sont celles de la famille de Demandolx qui régnait sur le village à l'époque de l'enregistrement des armoiries.
Elles sont d'or à trois fasces de sable, au chef gueules chargé d'une main dextre apaumée d'argent, avec pour devise : "PRO FIDE ET REGE".
Elles sont encore différentes sur un vieux cachet décrit par Elzéar de Demandolx-La Palud, vers 1630.
pour en savoir plus sur les armes de Trigance cliquez ici

 

 

 

 


Le Château en ruine avant sa reconstruction

Le château

 

Solidement assis sur un rocher, il surplombe les maisons du village, tel un berger qui surveille ses moutons...
Sa date de construction soulève de nombreuses interrogations et aucun document ne nous autorise à l'avancer de façon sûre et définitive.
Pour certains, ce seraient les moines de l'abbaye Saint-Victor qui construisirent cette forteresse de méditation au IXème siècle. D'autres, en revanche, pensent que le château n'aurait été construit que plus tard, au XIème siècle.
Véritable témoin de l'histoire, le château a accueilli deux principales familles seigneuriales: les Demandolx (à qui le village doit ses armes) et les Valbelle qui se succédèrent entre le XVème et le XVIIIème siècle, à la tête du fief de Trigance.
Néanmoins, il sera inhabité à partir des années 1730-1740. En effet, les derniers seigneurs, occupant différentes fonctions politiques en Provence, délaissèrent peu à peu leur château montagnard (jusqu'à ce que la révolution française lui supprime sa légitimité et accentue sa dégradation).
Le château offre une enceinte flanquée à l'origine de quatre tours rondes, la quatrième ayant été complétement démolie. Bâties en pierre de taille, elles sont percées de meurtrières destinées à l'observation, voire au jet de projectile en cas de guerre.
L'une d'elles s'élevaient jusqu'à dix-huit mètres de hauteur dans le ciel, et le château comptait pas moins de quatre étages.
Innocupé depuis plus d'un demi siècle, quand souffla le vent de la révolution, en 1789, le château fut pillé, démeublé et en partie démoli. Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, une des tours du château fut détruite pour en employer les pierres à la construction d'un moulin, à Soleils (commune de Trigance).
Plus tard, l'édifice, livré à l'autorité anarchique de la végétation, a servi de carrière de pierres pour bâtir sinon les maisons du village, du moins les encadrements de portes et fenêtres. Malgré l'oeuvre du temps, et encore plus des hommes, le château devenu communal restera néanmoins imposant dans la mélancolie de ses ruines.... Jusqu'à ce qu'il soit réhabilité dans les années 1960.
En effet M. et Mme Hartman, un couple de commerçants, installés au Luc (Var) furent séduits, au hasard de leur promenade dans les Gorges du Verdon, par le village et le château.
C'est alors qu'ils conçurent un projet fou: entreprendre la rénovation de ce formidable amoncellement de pierres pour le transformer en hôtel-restaurant. Après avoir passé un bail emphytéotique (d'une durée de 99ans) avec la municipalité, ils procédèrent à de longs travaux, d'une ampleur colossale mais avec des moyens artisanaux. Quelques 900 tonnes de pierres seront ainsi remuées.

Le Château après sa reconstruction, années 1970A force de travail et de courage, après trois années d'acharnement, les pierres du château renaissent à la vie. Même si toutes les ruines ne sont pas relevées, l'hôtel ouvre ses portes en 1964. Le pari est gagné, un premier pas est franchi pour sauver le monument de l'abandon, de l'oubli.

La deuxième étape est assurée par un nouveau couple, M. et Mme Thomas, les propriétaires actuels qui président aux destinées du château depuis 1970. Les travaux se poursuivent. La tour sud-ouest, jusqu'alors ensevelie, est entièrement reconstruite, et reliée aux autres par un mur orné de créneaux. Ca et là, des restaurations, des améliorations, des constructions sont effectuées avec goût dans le respect de l'architecture d'antan. La demeure seigneuriale retrouve ainsi ses lettres de noblesse.
Redevenu fleuron du patrimoine Trigançois, et se posant désormais en agent économique porteur, le château, toutes proportions gardées, a contribué au renouveau de l'essor touristique du village dont il est une des vitrines et l'un des hauts lieux gastronomiques (le château étant rattaché à l'enseigne Relais-Châteaux).
Malheureusement pour certains d'entre vous qui souhaiteriez le voir de plus près, le château ne se visite pas.


Les chapelles et l'église

 

Trigance comptait de nombreuses chapelles jusqu'au XVIIème siècle. Depuis certaines ont complètement disparu, d'autres ont été vendues et destinées à un usage privé.


 

Chapelle Notre-Dame de Saint-Julien

La Chapelle Notre-Dame de Saint-Julien

 

Assise sur une éminence à la végétation abondante, la chapelle Notre-Dame de Saint-Julien se situe dans la plaine du Jabron, à quelques 4 km du village.
Elle serait bâtie, aux dires de certains, sur l'emplacement d'un édifice gallo-romain datant du IVème siècle.
La date de l'édification, inconnue, soulève de nombreuses interrogations. Il reste qu'en 1645, Notre-Dame faisait partie des six confréries de Trigance et demeure "de toute ancienneté dans l'église".
Dès 1635, on décide que le service de la chapelle Notre-Dame de Saint-Julien se fera les dimanches et jours de fêtes " sous peine pour le prieur d'y être contraint par voie de justice ".
C'est dire combien l'activité religieuse y est importante, l'endroit étant pourtant éloigné et les trigançois s'y rendant à pied.
L'accès en est d'ailleurs facilité à partir de 1646, suite à la délibération du conseil municipal, le prêtre, Pierre Cartier, est chargé de procéder à la réparation du chemin qui conduit à la chapelle.
Ce travail incombe aux villageois eux-même et ceux " qui n'y voudront aller " se voient retrancher la somme de cinq sous par homme et de deux sous et demi par femme.
Preuve encore de son rayonnement, la chapelle est flanquée d'un ermitage dans lequel un religieux, en 1656, choisit de se retirer pour y finir ses jours. Dans le même temps, le conseil décide d'acheter avec les fonds des confréries de Trigance, un habit destiné à l'ermite.

En 1656, une neuvaine servie par trois prêtres est célébrée en la chapelle. L'année suivante, avec la permission de l'évêque de Riez, on assiste à la célébration d'une grande messe ainsi que d'une procession à Notre-Dame de Saint-Julien pour tenter d'exterminer les chenilles qui provoquent des ravages sur les arbres et les cultures.

En 1697, Pierre Claude de Demandolx, chevalier de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Beaulieu, lègue la somme de 600 livres à Notre-Damer, à charge pour le prêtre de dire, chaque semaine, une messe pour le repos de son âme.

Dès le début du XVIIIème siècle, la fonction de régent des écoles, le plus souvent remplie par le prêtre, s'accompagne de l'obligation de servir la messe.
La paroisse de Trigance, qui dépend de l'évêché de Fréjus, se voit accorder " des permissions supplémentaires " en 1831. Ainsi doit-on faire célébrer, " le jour de l'Assomption, de grand matin, une messe à la chapelle rurale Notre-Dame de Saint-Julien où on se rendra processionnellement.

Au fil des années, l'édifice subit les affres du temps. Ainsi, en 1861, le conseil de fabrique, chargé de gérer les biens de la paroisse, aidé du frère ermite, déplore les dégâts qui nuisent à la cérémonie du culte.
Il propose alors de construire une voûte sous la toiture de la chapelle pour mettre un terme à l'infiltration des eaux durant la fonte des neiges ou par temps d'orages. Pour le curé, une telle restauration permettrait de continuer la célébration des Saints Mystères aujourd'hui presque impossible " par le danger qu'il tombe du crépissage sur les personnes présentes et surtout au milieu de l'autel ". L'urgence de ces réparations se fait sentir, " pour entretenir et augmenter la piété et des dévotions des fidèles envers Marie notre bonne mère ". différés par manque d'argent, les travaux ne commencent qu'en 1866.
Pascal, maître maçon de Trigance, se charge de leur exécution. La dépense est couverte par la fabrique, par plusieurs legs à la confrérie de Notre-Dame, par la vente des ruines de la chapelle Sainte-Marguerite, et par le produit des quêtes. Ainsi, " la cérémonie du culte peut se faire convenablement ".

Aujourd'hui, une messe est célébrée à la chapelle Saint-Julien, le jour de l'Assomption, le 15 août de chaque année.

 


 

Chapelle St RochLa Chapelle Saint-Roch

L'année 1629 est marquée par une terrible épidémie de peste qui s'abat une nouvelle fois sur la Provence.
Face aux risques de contagion, la commune de Trigance prend rapidement ses dispositions. Ainsi, les chemins sont barricadés, les entrées du villages condamnées, des tours de garde instaurés, un bureau de santé créé, les rues nettoyées.
En dépit de toutes ces mesures, l'épidémie s'étend, ce qui motive la construction d'urgence d'une chapelle dédiée à Saint-Roch. En 1643, la construction du clocher achève l'édifice.A Trigance, c'est la confrérie de Saint-Roch qui organise la fête patronale du village. De caractère religieux à l'origine, la fête donne lieu aussi à des manifestations profanes comme la bravade et le bal. Pendant trois jours, la fête est un motif de réjouissances pour l'ensemble de la population.
Aussi en 1771, la commune impose l'interdiction de travailler le 16 août, jour de Saint-Roch, sous peine d'une amende de six sous.

Aujourd'hui, Trigance perpétue la tradition en dédiant la fête patronale à Saint-Roch, et chaque année une messe est célébrée en la chapelle le 16 août.

 


 

Eglise St MichelL'église Saint-Michel

Saint-Michel en est le titulaire, Saint-Roch le patron depuis la peste de 1628. Elle date de la fin du XIIème siècle. Son nom est mentionné en 1225 dans une bulle du Pape Grégoire IX.
Cet édifice, qui tient un rôle de premier plan dans la vie sociale de nos villages, est un bel exemple de mobilisation de l'ensemble de la population.

Au XVIème siècle, si le conseil municipal n'est pas encore institué à Trigance, les paysans semblent néanmoins être associés à la vie de la cité : ils participent aux discussions, prennent certaines décisions avec leur seigneur.
C'est ce dont témoigne un document en partie rongé, la plus ancienne charte originale, datée de 1355, que conservent les archives.
En effet, les villageois, nobles et plébéiens confondus, dressent un procès verbal de nomination de délégués chargés de faire procéder à la reconstruction (ou à la réparation ?) de l'église paroissiale.
Après concertation, ces délégués prêtent serment devant le vicaire, et choisissent les " operaii " ayant pour mission de surveiller l'exécution des travaux. Sont ainsi nommés Guillaume Dauphin d'une part, Bertin Colomb et Jean Pomet comme hommes du peuple d'autres part.
Pour subvenir à la dépense, pouvoir leur est donné de lever une taille spéciale à tous les trigançois, quel que soir leur rang social. L'accord est passé à Trigance, dans le cimetière, devant le portail de l'église.
Trois siècles plus tard, quelques aménagements voient le jour, comme la construction de la sacristie en 1636, la réparation du rétable en 1638, ou l'édification d'une nouvelle tribune en 1646.
Malgré tout, en 1667, l'église est dans un état de délabrement tel qu'on peut à peine y célébrer la messe. Le conseil de Trigance est alors en procès avec le prieur qui s'avère davantage soucieux de percevoir ses rentes que d'assumer ses responsabilités.
Les consuls décident d'agrandir l'église devenue trop petite. En 1669, le conseil en sollicite l'autorisation de l'évêque de Riez, étant donné " que la plupart du temps, fault qu'il demeure beaucoup de gens hors ".
Trois ans plus tard le projet prend corps. L'agrandissement est entrepris du côté de la " feraye " du seigneur conformément aux contrats passés avec les entrepreneurs et après l'apaisement des protestations d'habitants comme Henri Antelme qui l'aurait préféré du côté du cimetière.
Grâce à l'entremise du seigneur Claude de Demandolx et de sa femme Louise de Vento, les discussions prennent fin " moyennant que la communauté…baillera six écus " à Henri Antelme.
Les consuls se chargent de fournir les matériaux nécessaires (pierres, sable, chaux) pour l'exécution des travaux.
En 1713 s'ensuit la construction d'un escalier dans le clocher, en remplacement des échelles en fort mauvais état.
Deux ans plus tard, la grande cloche se rompt : Jacques Vassion d'Entrecasteaux est chargé de la refonte. C'est alors que le conseil vote une imposition égale par maison pour couvrir la dépense.
En 1759, le conseil de Trigance traite avec un fondeur de Bargemon pour la refonte de la petite cloche cassée, car les habitants des environs " ne peuvent s'acquitter des devoirs de chrétiens faute d'entendre sonner ".
Peu après, Jacques Fouque se charge de la fabrication d'un confessionnal et de la réparation des deux autres.

Croix de Procession de L'Eglise Saint-MichelL'année 1777 coïncide avec la visite pastorale de l'évêque de Riez qui se rend régulièrement en la paroisse de Trigance. On en profite pour consolider et blanchir la croix processionnelle datée du XVIème siècle.
En 1782, un dénommé Dupont, fondeur, est mis à contribution pour la refonte de la grande cloche à nouveau fêlée. D'une hauteur de 72cm et pesant 230 Kg, elle porte une inscription latine " Ad honorem Sancti Michaelis archangeli ut orat pro nobis et nos defendat ab hoste maligno " (En l'honneur de Saint-Michel archange afin qu'il prie pour nous et nous défendre de l'ennemi malin).

Près d'un siècle plus tard, d'imposants travaux de réfection s'imposent à l'église. En effet, en 1863, le conseil de fabrique chargé d'administrer les biens de la paroisse déplore " les dégradations causées à la couverture, à la voûte et aux vitraux par le temps et les eaux pluviales qui tombent sur tous les autels, et sur le tabernacle où se conserve le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie ".

Ainsi, la charpente de la toiture de l'église exige une reconstruction de toute urgence. Plus de quatre-vingt arbres sont mis à disposition afin d'y tailler les poutres.
On décide également d'acheter au prix de cinquante francs deux maisons délabrées situées au nord de l'église pour en employer les matériaux à la réfection de la toiture et des murs.
Dans le même temps, l'intérieur du sanctuaire s'enrichit de nombreux ornements, tel un vitrail à l'effigie de Saint-Michel, patron de la paroisse. Un nouveau tabernacle est également construit, de même qu'un maître-autel en marbre blanc.

En 1867, le curé de la paroisse fait ériger un chemin de croix dans la sacristie.
Quelques années plus tard, Eugène Baudoin, de Marseille, s'engage à fondre la grande cloche, laquelle est inaugurée solennellement en 1875.
A la fin du siècle, dans délibération du conseil de fabrique, on décide " pour la sécurité publique, de démolir la flèche du clocher paroissial qui menace ruines " et de procéder à sa reconstruction.
En 1904, l'architecte Guisol de Draguignan dresse le devis : il s'agit " principalement de refaire la couverture du clocher au moyen d'une charpente en bois recouverte en tuiles plates, le tout surmonté d'une croix en fer ".

Le 25 avril 1905, le conseil de fabrique, réuni dans le presbytère, procède à l'adjudication, sur soumission rachetée et au rabais, des travaux à exécuter, dont le montant s'élève à 1000 francs.

L'offre de l'entrepreneur Guigonnet remporte l'adhésion du conseil.
L'approbation du préfet, le 30 mai 1905, sanctionne le commencement des travaux dont la dépense est couverture par un legs de Marie Blanc.

Le dépouillement des archives fait ressortir que 9 prêtres et 12 seigneurs sont enterrés dans la nef principale.

Le clocher, est une solide tour carrée coiffée d'un toit à quatre pentes couvert de tuiles polychromes.
La tribune abrite aujourd'hui un musée historique, on appréciera le mobilier classé de l'église: croix de procession en argent et cuivre du XVème siècle, quête en cuivre du XVIIème, toiles des XVIIème et XVIIIème siècles...

 


 

Une photo de la bannière de la Fête de la Saint-Roch datant de 1933La Population de Trigance

Vous allez vous promener dans les rues de Trigance du XXIème siècle, nous allons vous en dire un peu plus sur sa population…
Savez-vous que les Trigançois sont actuellement 150 répartis dans le village et les hameaux ?


Mais auriez-vous imaginé
qu'en 1836, ils étaient 672,
qu'en 1872, 504,
qu'en 1926, 223 (grande guerre oblige !) ;
Trigance a touché le fond en 1967 avec 96 habitants.

Au fil de votre promenade, vous allez voir les façades de quelques commerces essentiels (bar, boulangeries, épicerie), vous allez apprendre que vous pouvez loger et manger dans plusieurs établissements de tous niveaux, et vous allez musarder dans quelques boutiques d'objets superflus ! Vous pourrez également profiter des services d'un plombier et d'un maçon.

Pas mal me direz-vous pour un si petit village !

Mais Trigance a fait mieux :
En 1851, il y avait dix tisserands, trois tailleurs d'habits, trois couturières, un cardeur de laine et dix cordonniers (les chaussures devaient sans doute durer longtemps !)
Ils étaient huit à se partager les commerces alimentaires -dont un seul cabaretier.
Dans le "bâtiment", on comptait trois maçons, un peintre, deux tuiliers.
Dans l'"administration" (civile et ecclésiastique confondues) un instituteur, deux employés communaux, un garde-champêtre et un garde forestier, un ecclésiastique, un sonneur de cloche et …. un ermite !

Sans compter plusieurs agriculteurs, 4 maréchaux -ferrants, un scieur en long et, pour conclure, un fossoyeur !

Copyright Mairie de Trigance 2011.

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