Trigance

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Historique - Notre-Dame de Saint-Julien

 

Chapelle Notre-Dame de Saint-Julien

La Chapelle Notre-Dame de Saint-Julien

 

Assise sur une éminence à la végétation abondante, la chapelle Notre-Dame de Saint-Julien se situe dans la plaine du Jabron, à quelques 4 km du village.
Elle serait bâtie, aux dires de certains, sur l'emplacement d'un édifice gallo-romain datant du IVème siècle.
La date de l'édification, inconnue, soulève de nombreuses interrogations. Il reste qu'en 1645, Notre-Dame faisait partie des six confréries de Trigance et demeure "de toute ancienneté dans l'église".
Dès 1635, on décide que le service de la chapelle Notre-Dame de Saint-Julien se fera les dimanches et jours de fêtes " sous peine pour le prieur d'y être contraint par voie de justice ".
C'est dire combien l'activité religieuse y est importante, l'endroit étant pourtant éloigné et les trigançois s'y rendant à pied.
L'accès en est d'ailleurs facilité à partir de 1646, suite à la délibération du conseil municipal, le prêtre, Pierre Cartier, est chargé de procéder à la réparation du chemin qui conduit à la chapelle.
Ce travail incombe aux villageois eux-même et ceux " qui n'y voudront aller " se voient retrancher la somme de cinq sous par homme et de deux sous et demi par femme.
Preuve encore de son rayonnement, la chapelle est flanquée d'un ermitage dans lequel un religieux, en 1656, choisit de se retirer pour y finir ses jours. Dans le même temps, le conseil décide d'acheter avec les fonds des confréries de Trigance, un habit destiné à l'ermite.

En 1656, une neuvaine servie par trois prêtres est célébrée en la chapelle. L'année suivante, avec la permission de l'évêque de Riez, on assiste à la célébration d'une grande messe ainsi que d'une procession à Notre-Dame de Saint-Julien pour tenter d'exterminer les chenilles qui provoquent des ravages sur les arbres et les cultures.

En 1697, Pierre Claude de Demandolx, chevalier de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Beaulieu, lègue la somme de 600 livres à Notre-Damer, à charge pour le prêtre de dire, chaque semaine, une messe pour le repos de son âme.

Dès le début du XVIIIème siècle, la fonction de régent des écoles, le plus souvent remplie par le prêtre, s'accompagne de l'obligation de servir la messe.
La paroisse de Trigance, qui dépend de l'évêché de Fréjus, se voit accorder " des permissions supplémentaires " en 1831. Ainsi doit-on faire célébrer, " le jour de l'Assomption, de grand matin, une messe à la chapelle rurale Notre-Dame de Saint-Julien où on se rendra processionnellement.

Au fil des années, l'édifice subit les affres du temps. Ainsi, en 1861, le conseil de fabrique, chargé de gérer les biens de la paroisse, aidé du frère ermite, déplore les dégâts qui nuisent à la cérémonie du culte.
Il propose alors de construire une voûte sous la toiture de la chapelle pour mettre un terme à l'infiltration des eaux durant la fonte des neiges ou par temps d'orages. Pour le curé, une telle restauration permettrait de continuer la célébration des Saints Mystères aujourd'hui presque impossible " par le danger qu'il tombe du crépissage sur les personnes présentes et surtout au milieu de l'autel ". L'urgence de ces réparations se fait sentir, " pour entretenir et augmenter la piété et des dévotions des fidèles envers Marie notre bonne mère ". différés par manque d'argent, les travaux ne commencent qu'en 1866.
Pascal, maître maçon de Trigance, se charge de leur exécution. La dépense est couverte par la fabrique, par plusieurs legs à la confrérie de Notre-Dame, par la vente des ruines de la chapelle Sainte-Marguerite, et par le produit des quêtes. Ainsi, " la cérémonie du culte peut se faire convenablement ".

Aujourd'hui, une messe est célébrée à la chapelle Saint-Julien, le jour de l'Assomption, le 15 août de chaque année.

 

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